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Notre précepte : "Tout groupe humain prend sa richesse dans la communication, l'entraide et la solidarité visant à un but commun : l'épanouissement de chacun dans le respect des différences." (Françoise Dolto)

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AVERTISSEMENT // MISE EN GARDE : Il faut bien avoir à l'esprit ceci : la « maladie de Forestier » est une pathologie très atypique et très asymptomatique, et que les articles publiés dans ce Blog font références à des cas extrêmes pour la plupart. Ainsi seulement 10% à 15% des sujets touchés sont susceptibles de présenter des symptômes sévères. La découverte de cette « maladie » est fréquemment fortuite. C'est souvent lors d'un examen radiologique, qui n'a souvent rien à voir avec l'indication du bilan RX, que le diagnostic de « Forestier » est posé.

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mardi 18 juin 2013

Pathogénie des hyperostoses : rôle clé des cellules mésenchymateuses ? Jean-Marie Berthelot, Benoît Le Goff, Yves Maugars

Résumé

La ressemblance entre les diffuse interskeletal hyperostosis (DISH) et certaines spondylarthrites ankylosantes suggère des points communs dans la pathogénie des deux entités. La vitesse de progression des ossifications des enthèses est d’ailleurs la même dans les deux cas et des diagnostics de spondyloarthrite ont été évoqués à tort dans plusieurs familles avec transmission génétique de DISH à début précoce. Les DISH semblent toutefois des entités hétérogènes, car dans certaines familles, des calcifications périphériques ont aussi été remarquées : la pathogénie de ces cas pourrait se rapprocher de celle de plusieurs modèles animaux où co-existent aussi enthésopathies ossifiantes et calcifications périphériques, ainsi que de celles des hypophosphatémies familiales liée à l’X ou à des mutations de la dentin matrix protein (DMP). Dans les bien plus fréquentes hyperostoses sans calcifications, l’ossification des enthèses pourrait être liée à la différentiation ostéoblastique anormale de cellules souches mésenchymateuses physiologiquement présentes à la périphérie des disques, dans le périoste vertébral et les ligaments pré- et rétrovertébraux. Parmi les nombreux facteurs suspectés de favoriser cette différentiation, outre les BMP, les rétinoïdes et divers facteurs hormonaux, les adipokines, dont la leptine, sont l’objet d’un intérêt croissant, eu égard à l’association bien démontrée entre DISH et excès pondéral. La confirmation du rôle de cellules mésenchymateuses dans les DISH devrait inciter à étudier aussi l’implication de ces cellules mésenchymateuses dans la pathogénie des enthésites des spondyloarthrites. Elles jouent normalement un rôle immunosuppresseur, lequel pourrait être subverti lors des spondyloarthrites, en particulier par une sous-population de lymphocytes T ayant un homing spécifique pour les enthèses. 
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